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La poste pendant la guerre

Les reportages > Centenaire 14-18

La poste pendant la Grande Guerre

      Pendant toute la durée de la Première Guerre mondiale, des centaines de milliers de lettres et cartes postales circulent quotidiennement du front à l'arrière, et inversement.
      De fait, le papier et l'encre constituent pour les millions de soldats et familles le seul lien fragile qui les unit encore en ces temps désastreux.
      Un phénomène dont s'empare rapidement la censure pour qui cette correspondance présente un danger certain.
       Jaunies et pieusement conservées, ces témoignages intemporels sont aujourd'hui d'un grand intérêt humain, un rempart contre l'oubli

   Des centaines de milliers de lettres par jour durant la Grande Guerre

    Si les chiffres varient et sont rarement fiables, un constat unanime ressort toutefois de ce phénomène: jamais dans l'histoire européenne, une guerre n'avait donné lieu à une telle prolifération de lettres.
    Ainsi, on estime à près de quatre millions le nombre de courriers écoulés chaque jour par le Bureau central militaire à Paris.
    Le service postal de l'armée britannique, quant à lui, traite 650 000 lettres par semaine.

    La lettre en temps de guerre, un trésor venu d'ailleurs

    "Maintenant qu'il avait sa lettre dans sa poche, il n'était plus pressé de la lire, il ne voulait pas dépenser toute sa joie d'un seul coup.
    Il la goûterait à petits mots, lentement, couché dans un trou, et il s'endormirait avec leur douceur dans l'esprit", Roland Dorgelès, Les Croix de bois (1919).
    Véritables remèdes à l'absence, la rédaction comme l'arrivée du courrier sur le front et dans les tranchées représentent un moment d'émotion pour les soldats.
    C'est l'instant tant attendu où ils replongent dans le passé, celui d'avant la guerre, où ils revivent leur vie, leur famille, leur maison, quelques minutes, le temps d'oublier l'horreur de la guerre qui les entoure.
    Loin du front, à l'arrière, les nouvelles des soldats sont attendues avec anxiété et chaque lettre reçue constitue un soulagement pour la famille qui la reçoit: "Il est en vie! Il est en vie !" Mais pour combien de temps ?

     La correspondance en temps de guerre, surveillée et censurée

      Le phénomène étant ce qu'il est, la censure s'empresse de s'emparer de cette correspondance, et dans toutes les armées en guerre, des systèmes visant à limiter la diffusion d'idées hostiles ou d'indiscrétions sont mis en place.
     En France, dès le 26 janvier 1915, le Grand quartier général institue des visites d'officiers dans les bureaux de la Trésorerie et des Postes pour vérifier que les hommes n'enfreignent pas les interdictions qui leur ont été faites. Celles-ci se résument à l'interdiction de:
        - préciser ses positions, au risque d'informer l'ennemi
        - transmettre des idées pacifiques
        - dévoiler les conditions de vie des poilus.

     La censure garantit ainsi les valeurs prônées par les hautes sphères: nationalisme, patriotisme et héroïsme.
     Pour ce faire, à partir de 1916, chaque régiment est contrôlé au moins une fois par mois et ce à raison de 500 lettres minimum, soit près de 180 000 lettres ouvertes chaque semaine.
     La Grande-Bretagne pousse même le vice jusqu'à la diffusion de cartes pré-remplies sur lesquelles les soldats peuvent cocher les cases correspondant à un minimum d'informations élémentaires (la santé, la météo) et apposer leur signature.

     Une bien triste signature que celle de ces hommes réduits au silence sur l'hôtel du patriotisme, envoyés sur le champ de bataille, et qui, pour certains, se sont faits justice dans l'écriture de carnets.

Les timbres postes pendant cette Grande Guerre

      Orphelin de la guerre 5c + 5c vert - N°: 149
      Emis en août 1917. Retiré de la vente le 31 octobre 1922.

      Technique d'impression: typographie.
      5c. Surtaxe: 5c au profit du Comité de la journée nationale des orphelins de la guerre.

      Orphelin de la guerre 15c + 10c gris-vert - N°: 150
      Emis en août 1917. Retiré de la vente le 31 octobre 1922.

      Technique d'impression: typographie.
      15c Surtaxe: 5c au profit du Comité de la journée nationale des orphelins de la guerre.

       Orphelin de la guerre 25c + 15c bleu - N°: 151
       Emis en août 1917. Retiré de la vente le 31 octobre 1922.

       Technique d'impression: typographie.
       25c Surtaxe: 15c au profit du Comité de la journée nationale des orphelins de la guerre.

     Orphelin de la guerre 2c + 3c brun-lilas - N°: 148
     Emis en août 1917. Retiré de la vente le 31 octobre 1922.

     Technique d'impression: typographie.
     2c. Surtaxe de 3c au profit du Comité de la journée nationale des orphelins de la guerre.

     Orphelin de la guerre 35c + 25c ardoise et violet  N°: 15
      Emis en août 1917. Retiré de la vente le 31 octobre 1922.
      Technique d'impression: typographie.
      35c Surtaxe: 25c au profit du Comité de la journée nationale des orphelins de la guerre

      Orphelin de la guerre 50c + 50c brun clair  N°: 153
      Emis en août 1917. Retiré de la vente le 31 octobre 1922.
      Technique d'impression: typographie.
      50c Surtaxe: 50c au profit du Comité de la journée nationale des orphelins de la guerre.

      Orphelin de la guerre 1f + 1f brun carmin  N°: 154
      Emis en août 1917. Retiré de la vente le 31 octobre 1922.
      Technique d'impression: typographie.
      1f Surtaxe: 1f au profit du Comité de la journée nationale des orphelins de la guerre.

      Orphelin de la guerre 5f +  5f noir et bleu -  N°: 155
      Emis en août 1917. Retiré de la vente le 31 octobre 1922.
      Technique d'impression: typographie.
      5 F Surtaxe: 5 F au profit du Comité de la journée nationale des orphelins de la guerre.

      Navire hôpital «Asturia» 15c +  5c noir et rouge N°: 156
      Emis le 8 août 1918. Retiré de la vente le 1 avril 1921.
      Technique d'impression: typographie.
      15c Surtaxe: 5c : 1er timbre spécifiquement dédié à la Croix-Rouge

     Type Blanc surchargé 1/2c sur 1c gris  N°: 157
      Ce timbre a été émis en décembre 1919. Retiré de la vente en 1923.
      Technique d'impression: typographie.
      Dessinateur : Joseph Blanc. Graveur: Emile Thomas.

     
      Semeuse lignée 50c bleu - N°: 161
      Ce timbre a été émis le 30 juin 1921. Retiré de la vente en 1923.

    Jean JAURES, né à Castres (Tarn) le 3 septembre 1859, fut et reste une figure emblématique du socialisme français et européen il s'éleva notamment contre les préparatifs de ce qui allait être la première guerre mondiale, il en fut assassiné le 31 juillet 1914

      Vente générale le 30 juillet 1936. Retiré de la vente le 27 septembre 1937. Valeur faciale : 1,50 F
      Affranchissement de la lettre pour l´étranger jusqu'au 11 juillet 1937.
      Timbre horizontal   Taille image : 36x21,45 mm  Dentelure 13. Couleur : outremer
      Imprimé en taille douce rotative. Emis à 8 millions d´exemplaires

      Né à Mouilleron en Pareds (Vendée) le 28 septembre 1841.
      Président du Conseil en 1906 et de nouveau en 1917 à une période critique de la Grande Guerre.
      Il stimula les énergies et contribua à la victoire.
      Membre de l´Académie Française en 1918, on le surnomma «Le Tigre» et une loi proclama qu´il avait bien mérité de la Patrie.
      Il a été précurseur en matière de lutte contre le terrorisme en créant les «Brigades du Tigre».
      Il meurt le 24 novembre 1929

      Louis Hubert Gonzalve Lyautey (17 novembre 1854 à Nancy - 27 juillet 1934 à Thorey) est un militaire français, officier pendant les guerres coloniales, résident général au Maroc en 1912, ministre de la guerre lors de la Première Guerre mondiale, puis maréchal de France en 1921, académicien et président d'honneur des Scouts de France.
      Sa devise, empruntée au poète anglais Percy Bysshe Shelley, est restée célèbre : « La joie de l'âme est dans l'action. »

      Joseph Jacques Césaire Joffre, né le 12 janvier 1852 à Rivesaltes dans les Pyrénées-Orientales et mort le 3 janvier 1931 à Paris, était un officier général français pendant la Première Guerre mondiale, artisan de la victoire alliée lors de la bataille de la Marne et de la stabilisation du front nord au début de la guerre.

      Il a été nommé maréchal de France en 1916.
      C'est aussi un des responsables militaires les plus controversés du XXe siècle, notamment en raison de l'emploi de la stratégie militaire de l'«offensive à outrance», extrêmement coûteuse en vies humaines pour des résultats relativement médiocres sur le terrain, notamment lors de la bataille des frontières et de la bataille de la Marne.
      En 1916, il est alors remplacé par le général Nivelle. En 1918, il est élu à l'Académie française.

      Ferdinand Foch, né à Tarbes le 2 octobre 1851, mort à Paris le 20 mars 1929.
      Maréchal de France, de Grande-Bretagne et de Pologne, général en chef des troupes alliées en mars 1918, élu membre de l'Académie française après la victoire.

      Général né le 24 avril 1849 à Saint-Béat (Haute-Garonne), mort à Versailles mort le 27 mai 1916.
      Nommé Maréchal de France à titre posthume


 
 
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