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La bataille de la Marne

Les reportages > Centenaire 14-18

               LA BATAILLE DE LA MARNE


     La situation militaire au début de la Première Guerre mondiale est très en faveur des forces armées allemandes, qui viennent de remporter pendant la seconde partie du mois d'août 1914 une série de victoires sur tous leurs adversaires, que ce soit sur le front de l'Ouest en Lorraine (bataille de Morhange le 20 août) ou en Belgique (batailles des Ardennes du 21 au 23 août, de Charleroi du 21 au 23 et de Monsle du 23), comme sur le front de l'Est (bataille de Tannenberg du 26 au 29 août).

      Si sur le plateau lorrain et dans les Vosges l'armée française arrête sa retraite dès le 23 août et arrive à tenir ses positions face aux attaques allemandes (bataille de la trouée de Charmes du 24 au 26 août), toutes les unités françaises et britanniques qui s'étaient avancées en Belgique battent en retraite à partir du soir du 23 août.

     Une telle retraite s'explique par la disproportion des forces entre d'une part les Allemands et d'autre part les Franco-Britanniques : l'état-major allemand avait fait le choix de masser face à la Belgique et au Luxembourg la majorité de ses unités, à raison de 59 divisions (soit un total de 1 214 160 combattants) regroupées au sein de cinq armées formant l'aile droite allemande.

     En comparaison, les Français n'avaient prévu initialement de déployer lors de leur mobilisation que les 16 divisions (soit 299 350 hommes) de la 5e armée face à la Belgique, rapidement renforcées jusqu'à compter 45 divisions (soit 943 000 hommes) au moment de la bataille des Frontières, grâce à l'envoi des 3e et 4e armées françaises ainsi que du corps expéditionnaire britannique.

  Dominées numériquement et en danger d'être contournées par le flanc, les armées franco-britanniques repassent rapidement la frontière franco-belge pour se réfugier en France.

   Le commandant en chef français, le général JOFFRE, garde malgré tout l'espoir d'un rétablissement, et dans son rapport au ministre de la Guerre MESSIMY, il affirme que l'armée française peut encore lancer une contre-attaque victorieuse.

    Il rejette la responsabilité de la défaite et des replis sur ses subalternes, critiquant ses généraux qu'il estime ne pas avoir été assez offensif.

    Il prend des sanctions et limoge ceux qu'il juge incompétents, y compris les commandants d'armée tel que les généraux RUFFEY (3e armée, remplacé le 30 août par SARRAIL) et LANREZAC (5e armée, remplacé le 5 septembre par FRANCHET ET D’ESPEREY).

       Aux échelons inférieurs, c'est un total de huit commandants de corps d'armée et 38 de division qui sont « limogés » par JOFFRE entre le 10 août et le 6 septembre.

     Situation à la fin d'août 1914 : l'aile droite allemande a traversé la Belgique et le Nord de la France jusqu'à l'Aisne, tandis que les offensives françaises en Alsace-Lorraine et dans l'Ardenne ont échoué.

    Toutefois, JOFFRE est aussi conscient du fait qu'il doit d'abord céder du terrain. Il ordonne donc dès la fin d'août aux armées françaises en retraite d'opérer des contre-attaques localisées et très temporaires pour retarder un peu la poursuite allemande et gagner du temps : la IVe armée allemande est ainsi contre-attaquée par la 4e française le 27 autour de Sedan, puis la IIIe allemande à Signy l'Abbaye, enfin la IIe armée allemande par la 5e française le 29 autour de Saint-Quentin et de Guise (bataille de Guise le 29 août).

      Le 25 août, l'état-major français prévoit d'arrêter la retraite derrière la Somme et l'Aisne. Six divisions sont prélevées sur le front d'Alsace-Lorraine et envoyées à partir du 27 août par chemin de fer en renfort autour de Péronne, d'Amiens et de Montdidier, regroupées au sein de la 6e armée créée pour l'occasion. Mais le débarquement de ces troupes est menacé dès le début de l'opération par l'approche des unités de cavalerie allemandes.

     Le 2 septembre, JOFFRE annonce à ses commandants d'armée son projet de rétablissement le long de la Seine et de l'Aube, y comptant s'y fortifier et recompléter les troupes (par des envois des dépôts) avant de passer à l'offensive.

     L'intervalle entre les 5e et 4e armées françaises est comblé dès le 29 août par l'envoi de huit divisions prélevées ailleurs, créant ainsi la 9e armée le 5 septembre ; l'intervalle entre la 5e armée et l'armée britannique est colmaté par deux divisions de cavalerie.

    Tous ces renforts arrivent par voies ferrées, utilisées comme rocade pour faire une manœuvre par les lignes intérieures, ce qui permet le renforcement de l'aile gauche française : de 45 divisions le 23 août, elle passe à 57 le 6 septembre puis 70 le 9 septembre.


      
Poursuite par les Allemands

    Côté allemand, l'aile droite s'est lancée immédiatement après ses victoires de la bataille des Frontières à la poursuite des Français et des Britanniques, les divisions de cavalerie allemandes en tête.

     Cette poursuite est menée le plus rapidement possible : les étapes réalisées sont au maximum de 40 à 45 kilomètres par jour pour la Ière armée allemande, la plus à l'ouest, dans l'espoir de rattraper leurs adversaires.

    Le 27, le chef de l'état-major allemand, le général  VON MOLTKE, envoie à ses commandants d'armée une Directive générale mentionnant la possibilité d'un rétablissement français sur l'Aisne ou la Marne, et ordonnant les axes de marche suivant :

      « Sa Majesté ordonne que l'armée allemande se porte en direction de Paris : la Ière armée, avec le deuxième corps de cavalerie, marchera à l'ouest de l'Oise, vers la basse-Seine.
      La IIème armée, avec le premier corps de cavalerie, poussera entre La Fère et Laon sur Paris. La     IIIème progressera entre Laon et Guignicourt, sur Château-Thierry.
      La IVème marchera, par Reims, sur Épernay.
      La Vème s'avancera vers la ligne Châlons-Vitry.

     Verdun sera investi. Si l'ennemi oppose une forte résistance sur l'Aisne et ultérieurement sur la Marne, il pourra être nécessaire de faire converger les armées de la direction du sud-ouest dans la direction du sud. »

     Le 30 août, la Ière armée allemande, répondant à l'appel à l'aide de la IIème attaquée à Guise, marche vers le sud-sud-est au lieu du sud-ouest ; MOLTKE valide ce choix le soir même, ordonnant la conversion de l'aile vers le sud, en évitant Paris : la Ière désormais sur Meaux, la IIème sur Épernay et la IIIème sur Châlons.

      Le 2 septembre à 23 h 37, l'OHL (Commandement Allemand) envoie l'ordre suivant : « Intention du Commandement Suprême est de refouler les Français en direction du sud-est en les coupant de Paris.
      Ière armée suivra la IIème en échelon et assurera en outre couverture du flanc des armées »

      Prise d'initiative
     Le 3 septembre, des aviateurs français découvrent que les colonnes de la Ière armée allemande infléchissent leur marche vers le sud-est et ne marchent donc plus droit sur Paris. Ces aviateurs en avertissent un officier, qui se trouve être Alfred DREUFUS. Ce dernier les laisse avertir directement l'état-major malgré son grade supérieur ; l'information est confirmée par les reconnaissances de cavalerie le 4 au matin.
Le 4, le gouverneur militaire de Paris, le général GALLIENI, donne ordre à la 6ème armée française (alors sous ses ordres) de se redéployer au nord-est de Paris et de marcher vers l'est entre l'Ourcq et la Marne, prenant ainsi l'initiative d'engager la bataille.

    Le commandant en chef JOFFRE, qui voulait attendre quelques jours de plus, est convaincu par une discussion par téléphone et donne ordre le 4 au soir à toutes les armées françaises de se préparer à faire front : « il convient de profiter de la situation aventurée de la Ière armée allemande pour concentrer sur elle les efforts des armées alliées d'extrême-gauche. Toutes dispositions seront prises dans la journée du 5 septembre en vue de partir à l'attaque le 6 ». Le 5 au matin, cet ordre est complété par un deuxième destiné à la 3ème armée qui « se couvrant vers le nord et le nord-est débouchera vers l'ouest pour attaquer le flanc gauche des forces ennemis qui marchent à l'ouest de l'Argonne »

     Puis Joffre informe le ministre de la Guerre MILLRAND, réfugié à Bordeaux devant la menace pesant sur Paris : « la lutte qui va s'engager peut avoir des résultats décisifs, mais peut aussi avoir pour le pays, en cas d'échec, les conséquences les plus graves. Je suis décidé à engager toutes nos troupes à fond et sans réserve ».
     Enfin, un ordre du jour est adressé le 6 au matin à toutes les troupes françaises. Cet ordre du jour a été trouvé le 6 au soir par les Allemands sur le champ de bataille près de Vitry, et a été transmis par téléphone du colonel VON WERDER (de l'état-major de la IIIème armée) au lieutenant-colonel TAPPEN (de l'OHL).

     Bataille de l'Ourcq
    La bataille de l'Ourcq désigne les combats du 5 au 9 septembre sur la rive droite de la Marne, entre Nanteuil-le-Haudouinet Meaux, entre la  6ème armée française  (commandée par le général MAUNOURY) et l'aile droite de la Ière armée allemande(du général VON KLUCK).
La 6ème armée française se met en marche vers l'est dès le 4 sur ordre du gouverneur militaire de Paris GALLIENI, ses têtes de colonne rencontrant le 5 septembre le 4ème corps de réserve allemand (laissé en flanc-garde par KLUCK), qui contre-attaque en soirée. Les quatre autres corps de la Ière armée allemande sont alors déjà sur la rive gauche de la Marne, en train de s'aligner sur le Grand Morin : les Français menacent ainsi le flanc mais aussi les arrières de KLUCK. Les combats s'amplifient les jours suivants, entre Meaux au sud et Nanteuil-le-Haudouin au nord, du 6 jusqu'au 9 septembre.

      Côté allemand, l'état-major de la Ière armée renforce très rapidement son flanc en rappelant le 2ème corps qui était arrivé à Coulommiers le 5 : dès le lendemain, il est engagé de part et d'autre du 4e corps de réserve. Le 7, c'est au tour du 4ème corps d'armée d'arriver, tandis que les deux derniers corps allemands (3ème et 9ème) retraversent la Marne. Côté français, face à ces puissantes forces allemandes, la 6ème armée reçoit aussi des renforts, cinq divisions envoyées par GALLIENI, pour alimenter la bataille : une brigade (de la 7ème D.I) est même acheminée de Paris à Nanteuil à bord de taxis réquisitionnés.

     Le 9, les renforts allemands (le 9ème corps) lancent une attaque de Betz vers Nanteuil : la 6ème armée française est menacée d'enveloppement par le nord et n'a plus de réserve à engager. Mais à midi, le lieutenant-colonel HENTSCH, envoyé par l'OHL, arrive à l'état-major de la Ière allemande et annonce la retraite de la IIème armée depuis le matin. Malgré l'opposition du chef d'état-major KUHL qui fait état des chances de victoire sur la 6ème armée française, le danger sur l'aile gauche oblige la Ière armée à suivre la retraite. Le décrochage allemand se fait dans l'après-midi du 9, les troupes françaises ne poursuivant que très lentement du fait de leur épuisement.

     Bataille des Deux Morins
   La bataille des deux Morins désigne les combats du 6 au 9 septembre en Brie champenoise, d'abord sur le Grand Morin, puis sur le Petit Morin, entre d'une part le corps expéditionnaire britannique (commandé par le maréchal FRENCH) et la 5ème armée française (du général FRANCHET D’ESPEREY) et d'autre part la gauche de la Ière armée allemande (du général VON KLUCK) et la droite de la IIème armée (du général VON BULOW).
Côté allemand, le redéploiement de la Ière armée allemande sur la rive droite de la Marne laisse un intervalle de 40 km entre celle-ci et la IIème armée, masqué par les 1er et 2ème corps de cavalerie (total de cinq puis quatre divisions). Ces expédients retardent l'avance prudente des Franco-Britanniques, le 6 et 7 sur le Grand Morin, le 7 et 8 sur le Petit-Morin, le 8 sur le Dolloir et la Marne.

     Côté français, le GQG n'identifie la brèche qu'à partir du 8, JOFFRE envisageant alors d'envoyer les Britanniques au nord de la Marne pour menacer les arrières de la Ière armée allemande, tandis que la 5ème armée française doit attaquer au nord de Montmirail. Mais le 8 au soir, HRNSTCH arrive à l'état-major de la IIème armée : le lendemain 9 septembre au matin, le chef d'état-major LAUENSTEIN décide avec lui de faire battre en retraite son armée, qui est menacée sur sa droite, derrière la Marne. Les divisions britanniques franchissent au même moment la Marne à Charly et Nanteuil, tandis que la cavalerie française atteint Château-Thierry.

     Bataille des marais de Saint-Gond
     La bataille des marais de Saint-Gond désigne les combats du 6 au 9 septembre, entre Sézanne et Mailly-le-Camp, entre d'une part la 9ème armée française (commandée par le général FOCH) et d'autre part la gauche de la IIème armée allemande du général VON BULOW et l'aile droite de la IIIème armée du général VON HAUSSEN.

    Dans la nuit du 4 au 5 septembre, JOFFRE prescrit à FOCH d'entreprendre une action offensive sur les troupes allemandes présentes devant son armée. Le 6 septembre, les troupes françaises commencent leur mouvement vers le nord mais sont rapidement contenues par les troupes allemandes. Foch est contraint d'établir des positions défensives et de les protéger.

     Du 6 au 8 septembre, les combats sont de plus en plus intenses, sur l'aile gauche, les troupes françaises s'opposent au Xème corps allemand et à une partie du corps de la Garde, plusieurs villages sont pris et perdus plusieurs fois. Au centre du dispositif français, les troupes présentes au nord des marais de Saint-Gond sont rapidement repoussées mais toutes les tentatives du corps de la garde pour franchir les marais sont bloquées.

     L'aile droite de la 9ème armée française, formée par le 11ème corps d'armée subit la pression d'une partie du corps de la garde et du XIIème corps de réserve allemand, elle est obligée de se replier hors des villages de Morains-le-Petit, d'Écury-le-Repos et de Normée.

      Le XIIème corps de réserve allemand est renforcé par des troupes du XIIème corps d'armée et soutenu par la 2ème division de la Garde, au cours d'une attaque de nuit entre le 8 et le 9 septembre, l'aile droite française est enfoncée entraînant le repli des troupes au centre du dispositif de la 9ème armée française.


     Dans la journée du 9 septembre, FOCH prend le contrôle du 10ème corps d'armée français, initialement aux ordres de la 5ème armée française, sur son aile gauche. Il peut ainsi dégager la 42ème division d'infanterie pour se constituer une réserve. L'aile gauche de la 9ème armée est fortement attaquée, elle cède le village et le château de Mondement, un point d'observation qui domine le champ de bataille.

    Le soir même, le 77ème régiment d'infanterie soutenu par l'artillerie de la 42ème division d'infanterie et par la division marocaine reprend le château.
La 42ème division est dirigée vers Fère-Champenoise pour combattre les troupes allemandes qui en débouchent.

    Le 10 septembre devant la pression de la 5ème armée française, la IIème armée allemande entame un mouvement de repli pour éviter l'enveloppement. Ce mouvement entraîne également le repli des troupes de la IIème armée allemande.
FOCH et son armée restent maîtres du champ de bataille et entament la poursuite des troupes allemandes.

     Bataille de Vitry
La bataille de Vitry désigne les combats du 6 au 10 septembre en Champagne crayeuse, de part et d'autre de la ville de Vitry-le-François entre l'aile gauche et le centre de la 4ème armée française commandée par le général DE LANGLE DE CARY et l'aile droite de la IVème armée allemande du Duc DE WURTEMBERG et l'aile gauche de la IIIème armée allemande du général Von HAUSSEN.
Les attaques allemandes au centre du dispositif de la 4ème armée française entraînent le resserrement de sa ligne de front, le 17ème corps d'armée initialement chargé de la liaison avec la 9ème armée français est contraint de prêter main forte aux troupes attaquées.


     Ce mouvement est masqué dans un premier temps par la 9ème division de cavalerie puis à partir du 8 septembre par l'arrivée des Vosges du 21ème corps d'armée.

     Ce renfort permet d'attaquer la IIIème armée allemande puis de commencer l'enveloppement de la IVème armée allemande à partir du 10 septembre.

     Bataille de Revigny
     La bataille de Revigny désigne les combats du 6 au 12 septembre au sud de l'Argonne, autour de Revigny-sur-Ornain, entre l'aile droite de la 4ème armée commandée par le général SARRAIL et l'aile gauche de la IVème armée allemande et de la Vème armée allemande (du prince-héritier de Prusse).
   Les troupes allemandes tentent au cours de cette bataille de percer les lignes françaises en lançant des combats frontaux très meurtriers. Les troupes françaises sous la pression sont contraintes d'adopter une posture défensive, l'arrivée du 15ème corps d'armée en provenance de Lorraine permet au général SARRAIL de renforcer son aile gauche malmenée par les attaques allemandes et d’empêcher la rupture du front.

  Le 10 septembre, la IIème armée allemande, menacée d'enveloppement par la 5ème armée française, commence sa manœuvre de repli entraînant avec elle le retrait de la IIIème armée allemande.

    Le 12 septembre, le centre de la 4ème armée française entame un mouvement de débordement obligeant La 4ème armée allemande à rompre le combat et à se replier sur une ligne défensive au-delà de l'Argonne.

    La Vème armée allemande également menacée est contrainte de se replier en passant entre le massif de l'Argonne et la place fortifiée de Verdun.


     Suites et conséquences
     Le coup d'arrêt de la Marne marque l'échec de la manœuvre allemande à travers la Belgique et le Nord de la France (surnommée « plan Schlieffen »). Mais, selon le mot du général CHAMBE, alors jeune officier de cavalerie, « ce fut une bataille gagnée mais une victoire perdue » : en effet, si les armées franco-britanniques mirent alors un terme à l'avancée irrésistible des armées allemandes commandées par MOLTKE, elles ne purent ou ne surent exploiter cet avantage en repoussant ces armées hors du territoire français.

   D'une part, les troupes françaises sont trop épuisées et affaiblies pour se lancer dans une poursuite. D'autre part, l'état-major allemand avait redéployé une partie de ses forces, envoyant de Lorraine plusieurs corps d'armée en renfort sur leur aile droite.

    L'aile droite allemande s'arrête dès le 13 septembre, s'installant sur les rives de l'Aisne : les attaques françaises et britanniques n'arrivent pas à les repousser lors de la bataille de l'Aisne et cette partie du front se stabilise en s'enterrant dans des tranchées.

  Les belligérants recherchent alors la décision par une série de tentatives mutuelles d'enveloppement vers l'ouest, puis vers le nord, qui les mènent jusqu'aux rives de la mer du Nord, lors des combats appelés la « course à la mer » (septembre à novembre 1914).

 
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