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1914 - 1918

Les drapeaux

Guerre de 1914 - 1918



      Le détonateur du processus diplomatique aboutissant à la guerre est le double assassinat de l'Archiduc François FERDINAND, héritier du trône d'Autriche - Hongrie et de son épouse Sophie CHOTEK, duchesse de Hohenberg, à Sarajevo, le 28 juin 1914 par un étudiant nationaliste serbe de Bosnie, Gabriel PRINCIP.

      Les autorités autrichiennes soupçonnent immédiatement la Serbie voisine d'être à l'origine du crime.

      Le 5 juillet, l'Allemagne assure l'Autriche - Hongrie de son soutien et lui conseille la fermeté. Il semble au haut commandement que jamais les chances d'un succès contre la Serbie, la Russie, la France ne seraient aussi favorables.

       Berlin pense que, manquant d'artillerie lourde, la France retiendra la Russie.

      Il y a risque de guerre, mais il semble limité. C’est la politique dite "du risque calculé" définie par le chancelier Bethmann-Hollweg.

      L'Allemagne ne croit pas à un soutien inconditionnel de la Russie aux Serbes. L’Autriche, quant à elle, compte profiter de l’occasion pour éliminer la Serbie en tant que puissance dans les Balkans.


         Le 23 juillet, l'Autriche-Hongrie adresse un ultimatum en 10 points à la Serbie dans lequel elle exige que les autorités autrichiennes puissent enquêter en Serbie. Le lendemain, à l'issue du conseil des ministres tenu sous la présidence du Tsar, la Russie ordonne la mobilisation générale. La Serbie décrète la mobilisation générale le 25 et, au soir, déclare accepter tous les termes de l'ultimatum, hormis celui réclamant que des enquêteurs autrichiens se rendent en Serbie. Au même moment, l'Autriche rompt ses relations diplomatiques avec la Serbie et la Russie déclare sa « non-indifférence » dans le conflit. Le lendemain, l'Autriche ordonne une mobilisation partielle (contre la Serbie) pour le 28, jour où elle déclare la guerre à la Serbie. Le mécanisme des alliances se met en marche et aucun chef d’État ne l’arrête.

        Le 29 juillet, la Russie déclare unilatéralement (en-dehors de la concertation prévue par les accords militaires franco-russes) la mobilisation partielle contre l'Autriche-Hongrie. C'est aussi la mobilisation générale en Autriche pour le 4 août. En effet, le Kaiser Guillaume 2 demande à son cousin le Tsar Nicolas II de suspendre la mobilisation générale russe. Devant son refus, l'Allemagne adresse un ultimatum exigeant l'arrêt de sa mobilisation et l'engagement de ne pas soutenir la Serbie. Un autre est adressé à la France, lui demandant de ne pas soutenir la Russie si cette dernière venait à prendre la défense de la Serbie. En France, Jean Jaurès, à la veille de dénoncer les manœuvres qu'il perçoit comme bellicistes du gouvernement, est assassiné à Paris par Raoul Vilain.



         Le 1er août, à la suite de la réponse russe, l'Allemagne mobilise et déclare la guerre à la Russie. La France mobilise pour le 2 août. Le lendemain, l'Allemagne envahit le Luxembourg, pourtant neutre et adresse un ultimatum à la Belgique, elle aussi neutre, pour réclamer le libre passage de ses troupes. L'Italie déclare qu'elle restera neutre.


         L'Allemagne qui doit prendre l’initiative militaire suivant le plan Schlieffen, déclare la guerre à la France qui avait répondu que « la France agirait conformément à ses intérêts », puis déclare la guerre à la Belgique. L'Angleterre déclare qu'elle garantit la neutralité de la Belgique. Le lendemain, les armées allemandes pénètrent en Belgique. Le Royaume-Uni adresse un ultimatum à l'Allemagne, lui demandant de retirer ses troupes de Belgique. Le gouvernement de Londres ne reçoit aucune réponse, et déclare donc la guerre à l'Allemagne. Le Canada, l'Australie, l'Inde, la Nouvelle Zélande et l'Afrique du Sud entrent en guerre contre l'Allemagne. Le 6 août, l'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Russie et à la Serbie aux côtés de l'Allemagne. Le 11, La France déclare la guerre à l'Autriche-Hongrie, suivie par l'Angleterre le 13. Enfin, le 23 août, le Japon déclare la guerre à l'Allemagne.

          Lorsque la mobilisation est décrétée le 1er août 1914, elle trouve une opinion marquée par la stupeur et la consternation, notamment dans le monde rural en pleine moisson.

          L’idée d’une revanche contre l’Allemagne pour reprendre les provinces perdues s’est éloignée peu à peu des jeunes générations. Mais les mobilisés font preuve d’une véritable résolution devant cette guerre à entreprendre , la France fait figure d’agressée par l’Allemagne.

            Le patriotisme des combattants est donc un patriotisme défensif. De plus beaucoup pensent qu’elle sera courte.
        
La Première Guerre mondiale fut un conflit mondial qui se tint principalement en Europe de 1914 à 1918. On la nomme « guerre mondiale », car c'est le premier conflit armé qui impliqua autant de pays à travers le monde. on l'appelait « la Grande Guerre », « la Guerre des Guerres » ou encore la « Der des Ders ».













         La France, malgré une population d'environ 39 millions d'habitants, peut disposer immédiatement de près de 800 000 soldats d'active depuis l'adoption de la loi qui fixe la durée du service militaire à trois ans. La mobilisation, terminée vers le 15 août, complète les effectifs. Les uniformes portés par les soldats français ressemblent singulièrement à ceux portés lors de la guerre de 1870 avec le fameux pantalon garance (rouge vif). Il était porté pas seulement par tradition, mais pour être vu de loin par l'artillerie, et donc pour éviter les pertes par tirs amis. En effet, la doctrine française de l'offensive s'appuyait sur le canon à tir rapide de 75, devant accompagner l'infanterie pour réduire les troupes adverses avant l'assaut.

          Les pertes humaines s’élèvent à 9 millions de morts et 6 millions d'invalides. La France a été le pays le plus touché, proportionnellement : 1,4 million de tués et de disparus, soit 10 % de la population active masculine.

         Le nombre moyen de tués par jour chez les soldats français est de 900 (1500 pour l'armée allemande). Cette saignée s'accompagne d'un déficit des naissances.

          La stagnation démographique française se prolonge, avec un vieillissement de la population qui ne cesse de croître qu'avec le recours à l'immigration.

          Cette dernière participe à la reconstruction d'un pays dont le nord est en ruines maisons, ponts, routes, usines…

          On considère aussi qu'environ 500 000 soldats de tous bords sont morts après la guerre des suites de blessures de guerre ou de maladies contractées pendant la guerre.

          Il est à signaler également le phénomène nouveau des gueules cassées, nom donné aux mutilés de guerre qui survécurent grâce aux progrès de la médecine tout en gardant des séquelles physiques graves, lesquelles blessures étaient le plus souvent mortelles par le passé. L'intégration de ces victimes de guerre en nombre à la société dut se faire au moyen de nouvelles lois.















    Le bilan catastrophique d'une guerre



     Pays                      Victimes              Morts             Blessés

    Russie                      7 650 000        1 700 000        5 950 000

    Allemagne               6 253 758         2 037 700        4 216 058

    Empire colonial    5 513 800        1 357 800        4 266 000

    Autriche-Hongrie 4 820 000         1 200 000        3 620 000

   Empire britannique 2 998 671           908 371      2 090 300

   Italie                        1 597 000          650 000        947 000

   Serbie                  1 178 148              450 000        728 148

   Empire Ottoman     725 000              325 000        400 000

   Roumanie                455 706              335 706        120 000

   Etats Unis               360 300              126 000        234 300

   Bulgarie                 239 890                 87 500        152 390

   Canada                  239 605                 66 655        172 950

  Australie                 218 501                 59 330        159 171

  Serbie Monténégro   60 000                 50 000         10 000

  Belgique                   58 402                  13 716         44 686

  Grèce                      26 000                    5 000         21 000

  Portugal                   20 973                    7 222         13 751

  Terre Neuve               3 565                    1 251          2 314

  Japon                        1 207                       300             907



 Totaux                31 266 438              9 381 551    23 148 975

      Les enfants de la Boissière de Montaigu mort au champs d'honneur 1914 - 1918

     Pierre Eugène Gabriel AUVINET, né le 12 janvier 1889, à la Boissière de Montaigu, Fils de Pierre Elie AUVINET, 30 ans, domestique cultivateur au bourg de la Boissière de Montaigu, et Angèle RAUTUREAU, 24 ans, ménagère.

         Inscrit sous le N° 8 de la liste cantonale de Montaigu.
        Incorporé à la 19ème section d’infirmiers militaires le 14 octobre 1910 sous le N° 1101, soldat de 2ème classe passé à la 20ème section d’infirmiers militaires le 1er juillet 1911, soldat de 2ème classe passé à la 19ème section d’infirmiers militaires le 6 avril 1912, soldat de 2ème classe envoyé en congé le 6 août 1912.
       Certificat de bonne conduite accordé, passé dans la réserve de l’armée active le 1er octobre 1912. Affecté à la 11ème section d’infirmiers militaires à Nantes.
      Rappelé à la 11ème section par décret de mobilisation générale du 1er août 1914. Arrivé au corps le 8 août 1914, affecté au groupe de brancardiers du XI corps le 10 octobre 1915. Passé au 111ème Régiment d’Infanterie le 28 janvier 1917, passé au 358ème Régiment d’Infanterie le 8 avril 1917.
      Tué à l’ennemi le 27 avril 1917 aux tranchées du Four de Paris (Marne), mort au champ d’honneur, âgé de 28 ans. Mort pour la France.
    Sépulture à Florent en Argonne (51  Marne, France). Nécropole Nationale de Florent en Argonne. Tombe individuelle N° 1891.



      Clément, Constant, Pierre BAUBRY, né le 30 mars 1891 à la Boissière de Montaigu, fils de Henri, Jean Baptiste BAUBRY, 32 ans, cultivateur au Moulin de la Jousselinière de la Boissière de Montaigu, et Hortense COUTAUD, 32 ans, cultivatrice au Moulin de la Jousselinière.

        Inscrit sous le N° 8 de la liste cantonale de Montaigu.
      Incorporé au 29ème Bataillon de Chasseurs à Pied à compter du 8 octobre 1912, arrivé au corps le dit jour, immatriculé sous le N° 2388. Chasseur de 2ème classe.
      2ème classe au 29ème  bataillon des Chasseurs. Décédé le 19 février 1916, au combat, à Souain Perthes les Hurlus, la Butte de Souain (51, Marne), Âge de 25 ans, tué par l'ennemi. Mort pour la France.
       Inhumé à Somme Suippes, Marne (51) à la Nécropole Nationale, Tombe 1859.


       Louis Maximin Auguste BAUBRY, né le 3 avril 1889, à la Boissière de Montaigu, Fils d’Henri Jean Baptiste BAUBRY, 30 ans,  cultivateur au Moulin de la Jousselinière, demeurant à la Boissière de Montaigu et de Hortense COUTEAU,30 ans, Cultivatrice au Moulin de la Jousselinière.

       Marié à Adèle Alphonsine RICHARD, née le 28 juillet 1890 au Garray (44, Vieillevigne), cultivatrice au Bon Secours de la Boissière de Montaigu, fille de Théophile RICHARD et Marie POGU cultivateur au Bon Secours.
        Un enfant est né en 1914 de cette union, Auguste, Théophile Marie BAUBRY.

        Inscrit sous le N° 47 de la liste cantonale de Montaigu.
       Incorporé au 64ème Régiment d’Infanterie à compter du 3 octobre 1910, arrivé au corps du dit et immatriculé sous le N° 1719. Soldat de 2ème classe. Envoyé en congé le 25 septembre 1912.
        Certificat de bonne conduite accordé.
        Passé dans la réserve de l’armée active le 1er octobre 1912. Affecté au Régiment d’Infanterie d’Ancenis.
      Rappelé à l’activité par décret de mobilisation générale du 1er août 1914. Arrivé au corps le 3 août 1914, soldat de 2ème classe.
    Tombé au champ d’honneur  le 4 septembre 1914, à Aigny (Marne), 25 ans, tué par l'ennemi. Mort pour la France.

       Inhumé à Aigny le 4 septembre 1914.


      Albert Célestin Elie BEGAUD, né le 16 septembre 1883 à la Boissière de Montaigu, fils de Jean BEGAUD, 32 ans, maçon au logis de la Pinsonnière de la Boissière de Montaigu et d’Augustine MAINDRON, 29 ans, ménagère.
      Marié à Roussay (Maine et Loire) le 8 novembre 1908 avec Angeline, Augustine Marie DANIEAU.
      Trois enfants sont nés de cette union.
      Marie Thérèse, Alphonsine née en 1912,
      Alberte, Henriette, Marie Joséphine née en 1915,
      Renée, Eugénie, Angéline née en 1916.

         Inscrit sous le N° 8 de la liste de tirage dans le canton de Montaigu.
    Appelé à l’activité le 12 novembre 1904 au 93ème Régiment d’Infanterie, arrivé au corps le dit jour et immatriculé sous le N°1444. Soldat de 2ème classe.
        Passé dans la disponibilité le 23 septembre 1907.
        Certificat de bonne conduite accordé.
      Passé dans la réserve de l’armée active le 14 octobre 1907, affecté au Régiment d’Infanterie de la Roche sur Yon.
     Rappelé à l’activité par décret de mobilisation générale du 1er août 1914. Arrivé au corps le 11 août 1914, soldat de 2ème classe.
      Soldat au 93ème  Régiment d'Infanterie. Décédé le 13 juin 1916, à Fleury devant Douaumont, à l’ouvrage de Thiaumont, âgé de 33 ans, tué par l'ennemi. Mort pour la France. Croix de guerre avec étoile de bronze et palure.

 



       Pierre Clovis Célestin BELLAMY, né le 12 août 1878 à la Boissière de Montaigu. Fils d’Eugène BELLAMY, 30 ans, forgeron, au Pont Leger de la Boissière de Montaigu  et de Marie BOISSELEAU, 30 ans.
       Marié à Chavagnes en Paillers le 6 avril 1904 avec Marguerite Philomène Jeanne Rosalie CHARRIER.

      Appelé à l'activité le 15 novembre 1899 au 11ème Escadron du Train des Equipages, arrivé au corps le dit jour, immatriculé sous le N°311. Soldat de 2ème classe. Brigadier le 22 septembre 1900. Maréchal des Logis le 20 septembre 1901.
      Envoyé en congé le 29 septembre 1902 en attendant son passage dans la réserve.
      Affecté au 11 Escadron du Train des Equipages.
      Rappelé à l'activité par décret de mobilisation générale du 1er août 1914. Arrivé au corps le 6 août 1914.
      Réformé N° 2 le 7 janvier 1916 par la commission de réforme de Rouen pour tuberculose pulmonaire.
      Rétrogradé au grade de brigadier et passé au 12ème Escadron du Train des Equipages le 25 juin 1916.
    Brigadier au 12ème Escadron de Train des Equipages Militaires. Décédé le 9 mars 1916 à Chavagnes en Paillers, d’une maladie contractée au front, tuberculose pulmonaire, âgé de 38 ans, mort pour la France.

       




















      


 
 
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